
"Donald Trump prépare-t-il un coup audacieux? "Ne pas blaguez!" Il envisage un troisième mandat ?
2025-03-30
Auteur: Pierre
Lors d'une interview captivante accordée à NBC le 30 mars, Donald Trump a lâché une bombe : il n'exclut pas l'idée de briguer un troisième mandat à la présidence des États-Unis, défiant ainsi les termes du 22e amendement de la Constitution américaine qui limite à deux le nombre de mandats.
Dans cet appel téléphonique, Trump a confié qu'il ne "blague pas" quand il évoque cette possibilité. "Beaucoup de gens dans le pays souhaitent que je le fasse. Mais je leur demande de patienter car nous avons encore beaucoup à accomplir, et je préfère me concentrer sur le présent", a-t-il déclaré, minimisant la chance que cela puisse se réaliser. Pourtant, il semble nourrir une ambition démesurée.
Le 22e amendement stipule que personne ne peut être élu président plus de deux fois. "Il y a des méthodes pour faire ça", a-t-il insinué, laissant planer un mystère sur ses ambitions. Lorsqu'on lui a demandé si son vice-président JD Vance pourrait se présenter à sa place avant de lui céder le poste, Trump a répondu avec un sourire énigmatique, affirmant : "C'en est une, mais il y en a d'autres aussi".
Ce n'est pas la première fois que Trump s'exprime dans ce sens. Déjà en janvier, il avait laissé entendre qu'il n'était pas sûr qu'il lui soit interdit de se représenter. Richard Nixon, l'un des rares présidents ayant connu un parcours similaire, pourrait servir d'exemple tout en renforçant les spéculations sur le retour de Trump.
Dans un monde où les frontières de la politique sont constamment redéfinies, Trump n'hésite pas à jouer avec les règlements. D'après le New York Times, lors de discussions privées avec des élus républicains, il avait déjà insinué qu'il pourrait envisager un retour si les circonstances fédérales le permettaient, déclarant, "Si vous pensez que je suis si bon, alors trouvez un moyen pour que je puisse revenir".
Lors d'un rassemblement des chrétiens conservateurs, Trump avait même suggéré qu'avec un nouvel éventuel mandat, ils "n'auraient plus besoin de voter" ! Une déclaration qui a suscité de vives critiques sur la prudence démocratique. Cependant, il a également mentionné que sa campagne actuelle serait peut-être sa dernière.
Modifier la Constitution pour abolir cette limitation de deux mandats est un processus complexe qui exigerait soit un vote des deux tiers du Congrès, soit l'accord de deux tiers des États pour convoquer une convention constitutionnelle. Une tâche redoutable, car cela nécessiterait une ratification par les trois quarts des États, un chemin semé d'embûches.
Pour contextualiser, Franklin Delano Roosevelt reste le seul président américain à avoir été élu quatre fois, une situation qui a conduit à l'introduction de cet amendement en réponse à son long mandat. Alors, la question demeure : Donald Trump joue-t-il avec les règles ou voit-il une réelle possibilité d'inverser une tradition bien ancrée ? Les prochaines élections s'annoncent plus intrigantes que jamais.