Nation

RSA : La Fédération des acteurs de la solidarité fustige les nouvelles sanctions

2025-03-21

Auteur: Marie

Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Pascal Brice, a récemment exprimé ses inquiétudes concernant les nouvelles mesures adoptées par le gouvernement relatives au Revenu de Solidarité Active (RSA). "Le gouvernement a peut-être mieux à faire par les temps qui courent que d'aller chercher des gens qui survivent avec 640 euros par mois", a-t-il déclaré lors d'une interview sur Franceinfo le 21 mars.

Un document consulté par Franceinfo révèle que le gouvernement a renforcé les sanctions pour les allocataires ne respectant pas le contrat d'engagement requis par France Travail. Ce contrat impose environ quinze heures de travail axées sur la réinsertion, incluant des activités telles que la rédaction de CV, des entretiens ou des formations. En cas de non-respect, les allocataires risquent une suspension de leur allocation allant de 30 à 100% pendant un à deux mois.

Pascal Brice critique ces mesures, soulignant qu'elles risquent de stigmatiser les plus vulnérables. "Ces sanctions alimentent l'idée que les difficultés du pays seraient liées aux plus fragiles", a-t-il déclaré. Il insiste sur le fait qu'un accompagnement adéquat des bénéficiaires du RSA est essentiel, surtout dans un contexte où le gouvernement diminue le financement des associations qui offrent du soutien à la réinsertion professionnelle.

Pascal Brice évoque également les risques dramatiques de ces suspensions pour des publics déjà très fragiles, qui pourraient se retrouver en situation de précarité extrême. De plus, il met en lumière la difficulté pour France Travail de fournir un soutien adéquat, un problème aggravé par un manque de conseillers formés et disponibles. Les expérimentations mises en place, notamment celles menées dans 47 départements depuis 2022, devraient offrir un soutien meilleurs aux demandeurs d'emploi, mais les inquiétudes persistent quant à la capacité à répondre aux besoins croissants.

Ce contexte difficile soulève des interrogations sur les priorités du gouvernement face à la crise sociale. Alors que les personnes au RSA dépendent largement de cette aide pour survivre, il est primordial que des solutions durables soient mises en place pour favoriser leur retour à l'emploi, loin des sanctions qui pourraient les isoler davantage. La mobilisation des acteurs de la solidarité se révèle donc plus que jamais cruciale pour défendre les droits des plus démunis.