
SÉISME EN BIRMANIE : BILAN HAPPIQUE DE PLUS DE 1 000 MORTS DANS UN PAYS EN PLEINE DÉBACLE
2025-03-29
Auteur: Julie
Le samedi 29 mars, la situation en Birmanie s'est assombrie : le tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a frappé le centre du pays a déjà causé la mort de plus de 1 000 personnes, selon des informations fournies par la junte au pouvoir. Le bilan humain s'élève à 1 002 victimes et 2 376 blessés, comme l'ont déclaré les autorités. La secousse s'est produite vendredi vers 12 h 50 (heure locale), suivie d'une réplique de magnitude 6,7, provoquant des scènes de chaos et de désespoir dans le pays déjà éprouvé par des années de conflit civil.
Les destructions sont massives, avec l'effondrement de maisons, d'immeubles, de ponts et de lieux de culte, laissant entrevoir une catastrophe cataclysmique dans un pays qui peine à se relever du coup d'État de février 2021. Les géologues américains confirment qu'un tremblement de terre d'une telle intensité n'avait pas été observé en Birmanie depuis des décennies, touchant même des millions d'habitants jusqu'à Bangkok, situé à 1 000 kilomètres de l'épicentre, où les secousses ont également été ressenties.
La région de Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, est la plus touchée. Les difficultés de communication rendent la situation encore plus tragique, et le bilan pourrait grimper à mesure que les équipes de secours poursuivent leurs recherches. Selon la Croix-Rouge, plus de 90 personnes sont actuellement piégées sous les décombres d'un immeuble d'habitation effondré, le Sky Villa Condominium, dont la structure à douze étages n'a pas résisté.
« Neuf corps ont été retrouvés, mais quarante-quatre personnes ont été extraites vivantes », a déclaré un responsable, ajoutant que le nombre total de personnes coincées pouvait encore être à la hausse. Les équipes de secours sont mobilisées pour sauver ceux qui sont encore portés disparus dans ces décombres tragiques.
Dans un contexte où le pays est déjà en crise, la junte au pouvoir a lancé un appel à la solidarité internationale. Min Aung Hlaing, le chef de la junte, a exhorté les pays et les organisations à fournir de l'aide alors que six régions du pays sont désormais en état d'urgence. Traditionnellement, les gouvernements militaires en Birmanie ont été réticents à solliciter de l'aide internationale après des catastrophes, mais la situation actuelle semble exception.
Les infrastructures de santé, déjà affaiblies par de longues années de guerre civile, sont mises à rude épreuve. Un hôpital à Naypyidaw a dû gérer un afflux massif de blessés à l'extérieur, en raison des dommages subis par ses installations. Des aides internationales commencent à arriver, avec un vol en provenance d'Inde ayant livré des provisions essentielles. La Chine a également annoncé l'envoi d'une équipe de secours de 82 personnes, tandis que plusieurs pays, dont la France et l'Union Européenne, se sont manifestés pour offrir leur aide.
Dans un autre développement dramatique, la Thaïlande a subi des conséquences du tremblement de terre, avec l'effondrement d'un bâtiment en construction à Bangkok, piégeant de nombreux ouvriers. Les opérations de secours se poursuivent, utilisant des drones pour détecter des signes de vie parmi les décombres, alors que les autorités de Bangkok s'inquiètent également d'un bilan qui pourrait s'alourdir.
Cette catastrophe met en lumière les préparations insuffisantes de la Birmanie face à des événements naturels dévastateurs. Avec environ 3,5 millions de personnes déjà déplacées par le conflit civil en cours et les prévisions indiquant que 15 millions de Birmans pourraient souffrir de la faim dans les années à venir, l’urgence d’une réponse humanitaire adéquate n’a jamais été aussi pressante.