
Suspension d'un directeur d'établissement pour comportements inappropriés : une affaire scandaleuse
2025-03-23
Auteur: Louis
D'après une information rapportée par "ici Loire Océan", le directeur du lycée catholique Notre Dame d'Espérance à Saint-Nazaire a été suspendu le vendredi 21 mars, seulement 24 heures après le début d'une enquête interne par le rectorat. Les parents d'élèves et les enseignants avaient alerté les autorités sur le comportement jugé inapproprié de cet homme vis-à-vis des lycéennes de seconde lors d'un voyage scolaire récent à Paris.
L'alerte a rapidement dépassé le cadre local. Après des auditions préliminaires, le rectorat a transmis le dossier au parquet, qui a immédiatement ouvert une enquête. La direction diocésaine a ensuite pris la décision de suspendre le contrat du chef d'établissement jusqu'à nouvel ordre, une démarche d'une rapidité rare dans le domaine éducatif.
Le directeur diocésain, Frédéric Delemazure, a qualifié cette affaire de "sensible et sérieuse", soulignant la nécessité de respecter la présomption d'innocence. Il a également annoncé la mise en place d'une cellule d'écoute psychologique au sein de l'établissement, pour soutenir les ados qui pourraient être affectés par cette situation troublante.
Des témoignages alarmants émergent
Nous avons pris contact avec plusieurs parents et professeurs, qui ont exprimé des inquiétudes sans vouloir se dévoiler publiquement. Les faits sont troublants : lors du voyage à Paris, le directeur aurait fréquenté les lieux où logeaient les jeunes filles sans en informer les encadrants. Il aurait été vu rôdant près des chambres des adolescentes, suscitant la peur parmi elles. Ces jeunes, âgées de 15 à 16 ans, ont témoigné d'une gêne et d'un malaise croissants face à ses visites dans leur dortoir. Des incidents précis auraient eu lieu, où le directeur se serait montré intrusif, notamment lorsque les filles se changeaient.
Une enquête judiciaire lancée
La procureure de la République, Florence Sroda, a déclaré que le parquet de Saint-Nazaire avait reçu signalement le 20 mars concernant des comportements inappropriés en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale. Cet article impose aux autorités publiques de saisir le procureur lorsqu'elles ont connaissance d'un délit. L'enquête vise à recueillir des témoignages et à établir la nature des faits reprochés aux comportements du directeur.
Appels à la vigilance et à l'action
Philippe Legrand, représentant de la CGT de l'enseignement privé, a exprimé son indignation en mettant en lumière la gravité des accusations, qualifiant les allégations d'agression sexuelle ou de harcèlement sur mineures d'intolérables. Ce scandale révèle des dysfonctionnements graves au sein de l'institution et suscite des remous au niveau national. La CGT a également insisté pour que des investigations supplémentaires soient menées sur le passé professionnel du directeur, signalant qu'il avait eu un précédent poste dans l'Orne, suggérant la nécessité d'une vigilance accrue dans les établissements scolaires à travers toute la France.