
Un témoignage bouleversant : un malade de Parkinson raconte comment une opération a transformé sa vie
2025-03-30
Auteur: Chloé
Yannick Maunat, un homme de 62 ans, avoue avoir atteint un stade de la maladie de Parkinson qui rendait son quotidien extrêmement difficile. "J’arrivais à un stade où la maladie devenait très lourde à vivre," partage-t-il. Les symptômes classiques, tels que la lenteur des mouvements, les tremblements et la raideur musculaire, sont bien connus, mais plusieurs autres symptômes, au nombre de plus de soixante, peuvent également affecter les patients, selon le représentant de l’association France Parkinson en Dordogne.
Divers traitements existent pour soulager ces symptômes. Malgré cela, Yannick a été confronté à une intervention chirurgicale lourde, considérée comme une option pour les cas avancés. "Les médicaments permettent une qualité de vie intéressante au début, mais ils deviennent inefficaces à long terme," explique-t-il.
Il a opté pour la stimulation cérébrale profonde, une procédure chirurgicale d’une durée de dix heures où des électrodes sont insérées dans le cerveau pour réguler les signaux nerveux. Cependant, moins de 7 % des patients sont éligibles à cette opération en raison des risques potentiels qui peuvent inclure hémorragies cérébrales, infections, et dans certains cas dramatiques, la paralysie ou même le décès.
"À chaque étape du processus d'évaluation, les médecins pouvaient décider de ne pas m'opérer, même au dernier moment," se souvient Yannick, faisant référence à un processus qui a débuté en janvier et s'est terminé par une opération en mai 2024.
Le jour de l'opération, la douleur et l'angoisse étaient palpables. "Le bruit était insupportable pendant l’intervention," se rappelle-t-il. Les électrodes ont été insérées avec précision, et le résultat fut immédiat : l’effet de la stimulation s’est fait sentir dès que le neurochirurgien a touché la zone ciblée.
Suite à cette intervention, Yannick a vu sa vie transformée. Son neurologue, Olivier Colin, l’a accompagné tout au long du processus de récupération, s’assurant que les réglages du neurostimulateur étaient adaptés à son état. "Mon neurologue est mon dieu vivant. Il a passé des heures à mes côtés, à me tenir la main et à me rassurer pendant l'opération," confie-t-il, visiblement ému.
"Après l’opération, j’ai eu l’impression de rencontrer quelqu’un de nouveau," ajoute Martine, sa compagne, qui a vécu cette épreuve avec lui. Ils ont désormais une nouvelle chance de vie ensemble, malgré les symptômes persistants. Yannick décrit : "Depuis l’intervention, je prends la vie du bon côté. J’ai un nouvel état d’esprit."
Bien que la stimulation ait limité ses tremblements, ils demeurent présents, particulièrement en période de stress. "Je gigote dans tous les sens, mais j'essaie de contrôler ces mouvements. La maladie amplifie le moindre stress," explique-t-il en serrant les mains pour restreindre leurs mouvements.
Une des belles surprises de cette opération est qu’elle lui a permis de renouer avec la musique. Les tremblements l’empêchaient de jouer d’un instrument, mais un mois et demi après l’opération, il a acquis un piano. Installé dans son salon, il rêve de passer du temps à en jouer, un nouvel horizon s’ouvrant devant lui.