
Fuites dans « The Atlantic » : Un juge américain, haï par Donald Trump, ordonne la conservation des messages Signal
2025-03-29
Auteur: Philippe
L'affaire continue de créer des vagues à Washington. Le 27 mars, un juge a ordonné à l'administration Trump de conserver tous les messages échangés dans une conversation concernant les opérations militaires contre les rebelles houthis au Yémen. Ces informations ont été divulguées par un journaliste de The Atlantic, qui avait été intégré par erreur dans le groupe de discussion, révélant ainsi des détails sensibles sur une opération en cours.
L'association American Oversight, qui défend la transparence, a déposé une plainte contre plusieurs figures importantes de la conversation, dont le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le vice-président J.D. Vance, et le directeur de la CIA John Ratcliffe, allégant qu'ils ont enfreint la règle d'archivage des documents officiels. L'ONG souligne que certains messages contenaient un symbole indiquant qu'ils étaient configurés pour s'autodétruire après une certaine période.
Lors d'une audience, un juge fédéral a ordonné aux responsables impliqués dans la discussion de « faire tout leur possible pour conserver toutes les communications sur Signal du 11 au 15 mars 2025 ». Cette période coïncide avec la création du groupe par le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz, et la première date marque le début d'une série de frappes américaines contre les Houthis. Pendant ce temps, le journaliste Jeffrey Goldberg a eu accès aux discussions stratégiques concernant les justifications de ces actions militaires critiques.
Donald Trump a dénoncé une « chasse aux sorcières » orchestrée contre son administration. Le juge James Boasberg a également demandé à l'exécutif américain de fournir des preuves d'ici lundi qu'il avait mis en place des mesures pour garantir la conservation de ces messages. Pour Trump, attribuer ce dossier à un juge avec qui il a une histoire conflictuelle est tout simplement « scandaleux ». Il a souligné que ce juge a déjà été impliqué dans des affaires litigieuses, ce qui rend la situation encore plus délicate.
L'opposition démocrate, soutenant que des vies de soldats américains pourraient avoir été mises en danger, appelle à la démission de Pete Hegseth. Pendant ce temps, Trump a exprimé son soutien envers son ministre, tout en affirmant qu'il n'avait rien contre une enquête interne du Pentagone.
Des sénateurs influents, Roger Wicker (Démocrate) et Jack Reed (Républicain), ont requis une enquête de l'inspecteur général du Pentagone sur cette violation de sécurité. Ils affirment que cet incident soulève des questions sérieuses sur l'utilisation de canaux non sécurisés pour traiter des informations confidentielles et sensibles.
Les résultats des frappes américaines contre les Houthis, destinées à protéger les navires de commerce dans la mer Rouge, ont été catastrophiques, faisant environ cinquante morts et une centaine de blessés au sein des civils, selon les déclarations des Houthis. La Maison Blanche, par la voix de sa porte-parole Karoline Leavitt, a reconnu qu'il s'agissait d'une grave erreur tout en défendant la compétence de l'administration. Il est crucial de suivre de près cette situation, car les conséquences pourraient alimenter encore plus de controverses au sein du gouvernement américain.