Science

Un chercheur français refoulé aux Etats-Unis : un scandale diplomatique ?

2025-03-22

Auteur: Louis

Le dimanche 9 mars, un chercheur du CNRS s'est rendu à Houston, au Texas, pour une conférence scientifique sur les avancées spatiales. Ce qu'il pensait être un déplacement professionnel ordinaire s'est transformé en une situation tendue, culminant avec son refoulement vers la France après plus de 24 heures de détention par les autorités aéroportuaires.

Le ministre français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, a rapidement pris la parole pour dénoncer ce qu'il qualifie de décision inacceptable des États-Unis. Selon lui, le chercheur aurait été retenu en raison d'échanges sur son téléphone portable, où il exprimait des critiques vis-à-vis de la politique scientifique de l'administration Trump. Cette révélation a suscité des inquiétudes quant aux droits des chercheurs étrangers aux États-Unis.

Cependant, la version officielle américaine présente un revers surprenant. Le département de la Sécurité intérieure a réagi le lendemain, déclarant que le chercheur avait en sa possession des informations sensibles provenant du laboratoire national de Los Alamos, ce qui constitue une violation des accords de confidentialité. Tricia McLaughlin, porte-parole du département, a affirmé que toutes les allégations selon lesquelles son renvoi serait lié à ses opinions politiques étaient « totalement infondées ».

Dans un contexte international déjà tendu, cet incident ravive les inquiétudes sur les libertés académiques et l'accès à la recherche scientifique. Plusieurs collègues et organisations de chercheurs appellent à une enquête approfondie pour déterminer la véracité des faits et protéger l'intégrité des scientifiques en mission à l'étranger.

Ce refoulement inattendu soulève des questions cruciales sur la coopération scientifique entre les nations et la gestion des informations sensibles, alors que les tensions diplomatiques ne cessent de croître. Les effets de cette affaire pourraient avoir des répercussions durables sur les échanges entre chercheurs français et américains, une situation à surveiller de près.