
Guerre à Gaza : Netanyahu déclare que les dirigeants du Hamas "pourront partir" s'ils déposent les armes
2025-03-30
Auteur: Louis
La tension dans la bande de Gaza continue de s'intensifier alors que le Croissant-Rouge a annoncé la découverte de 14 secouristes tués lors de frappes israéliennes visant des ambulances. Parmi ces victimes, figurent huit ambulanciers des équipes du Croissant-Rouge, cinq membres de la défense civile et un employé des Nations Unies. Cette tragédie survient alors que ces équipes étaient sans nouvelles depuis le 23 mars, après des attaques israéliennes dans le quartier de Tal Al-Sultan, à Rafah, près de la frontière égyptienne.
Bassem Naïm, un responsable du Hamas, a condamné ces actes en les qualifiant de "massacre" et de "crime de guerre". Dans le même temps, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré lors d'une réunion de sécurité que les dirigeants du Hamas pourraient "partir" s'ils déposaient les armes, affirmant que la pression militaire semblait fonctionner et que des progrès étaient apparents dans les négociations.
Cela intervient alors qu’un responsable haut placé du Hamas a cependant averti que ses armes étaient une "ligne rouge", en réaction à la promesse de Netanyahu de permettre leur départ une fois les armes déposées. Parallèlement, des sources évoquent que l'État hébreu a transmis une contre-proposition aux médiateurs, en étroite coordination avec les États-Unis.
En dépit d'un mandat d'arrêt international pour des soupçons de crimes de guerre, Netanyahu s’apprête à se rendre en Hongrie le 2 avril, où il rencontrera le Premier ministre Viktor Orban, qui a critiqué la décision de la Cour pénale internationale.
L'armée israélienne a également signalé qu'elle avait intercepté un missile tiré du Yémen, alors que les rebelles houthistes avaient intensifié leurs attaques en soutien aux Palestiniens. Ces tensions se produisent alors que des frappes israéliennes sur Khan Younès ont fait au moins huit morts, dont cinq enfants, marquant une escalade de la violence durant l'Aïd.
Les tensions ne se limitent pas à Gaza, avec des échanges de tirs entre Israël et le Liban, conduisant le Hezbollah à avertir qu'il ne tolérerait pas les attaques israéliennes. Le chef du Hezbollah a exprimé de vives préoccupations concernant la situation, stipulant que le Liban ne pouvait pas rester les bras croisés face aux agressions israéliennes.
Enfin, des accusations ont également été portées contre Israël pour avoir tiré sur des ambulances à Rafah, avec des confirmations de pertes humaines parmi les secouristes. Cette situation alarmante appelle à des mesures urgentes pour protéger les civils et trouver une solution durable au conflit.